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	<title>Dialogue interreligieux</title>
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		<title>Enjeux et perspectives de la prière dans un contexte interreligieux</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 06:34:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Hoegger</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/2012/05/05/20087/"><div style=""><img width="150" src="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/downloaded_102_1605-150x106.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="downloaded_102_1605" /></div></a>Par Shafique Keshavjee. A Shafique Keshavjee, théologien spécialiste en sciences religieuses, a été confiée la difficile &#8211; voire impossible &#8211; tâche de dessiner quelques enjeux et perspectives lors de la journée consacrée à la&#171;&#160;Prière dans un contexte interreligieux&#160;&#187;, à Crêt-Bérard. Après une brève introduction, il a essayé de répondre à cette sollicitation en dégageant  les [...]]]></description>
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<div id="attachment_20088" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/downloaded_102_1605.jpeg"><img class="size-thumbnail wp-image-20088 colorbox-20087" title="downloaded_102_1605" src="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/downloaded_102_1605-150x106.jpg" alt="" width="150" height="106" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Prier dans un contexte interreligieux?&quot; Une rencontre à Crêt-Bérard, 24 avril 2012</p></div>
<dl id="attachment_20734">
<dt>Par<a href="%20http://www.skblog.ch/"> Shafique Keshavjee.</a></dt>
</dl>
</div>
<p><strong>A Shafique Keshavjee, théologien spécialiste en sciences religieuses, a été confiée la difficile &#8211; voire impossible &#8211; tâche de dessiner quelques enjeux et perspectives lors de la journée consacrée à la<a href="%20http://dialogueoecumenique.eerv.ch/2012/01/13/prier-dans-un-contexte-interreligieux-une-journee-de-reflexion-entre-chretiens-de-differentes-eglises/">&laquo;&nbsp;Prière dans un contexte interreligieux&nbsp;&raquo;</a>, à Crêt-Bérard. Après une brève introduction, il a essayé de répondre à cette sollicitation en dégageant  les</strong> <strong>fondements théologiques, les enjeux pratiques. Il finit par faire quelques suggestions concrètes.</strong></p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p>Je dessinerai ces enjeux et perspective sous forme de propositions synthétiques qui puissent être éventuellement discutées, nuancées, critiquées, complétées, améliorées&#8230; par les organisateurs et les participants qui le souhaitent. La question posée par les organisateurs de la journée à des ministres et à des laïcs de diverses Eglises chrétiennes &#8211; Prier dans un contexte interreligieux?- est à la fois plurielle et complexe.</p>
<p><em>Plurielle</em>, car elle se décline sous de multiples formes.</p>
<p>-  Tout d’abord, que veut dire «prier»?</p>
<p>Les mots utilisés pendant la journée ont été variés: prière, méditation, recueillement, temps de silence, célébration, cérémonie, et bien d’autres encore, j’y reviendrai, recouvrent une multiplicité d’expériences. Or le choix des mots est lourd de conséquences, voire de mécompréhensions. Pour donner un seul exemple, la prière est-elle d’abord le bien propre d’une communauté particulière (par sa vérité ou sa liturgie) ou alors l’expression d’une confiance qui peut animer tout être humain? Selon le sens donné au mot, les perspectives peuvent être convergentes&#8230; ou totalement divergentes.</p>
<p>-  Ensuite, de quel «contexte» parlons-nous?</p>
<p>Là encore, les mots utilisés pendant la journée ont été variés: contextes <em>interreligieux</em> ou <em>plurireligieux</em>; contextes de prière <em>avec</em>, <em>à côté</em> ou <em>pour</em> des croyants d’autres traditions religieuses; contextes relationnels avec des personnes se disant <em>croyantes</em> ou aussi avec des personnes se disant <em>non-croyantes</em>; contextes sociaux larges ou encore contextes communautaires, familiaux, interpersonnels ou même intrapersonnels?</p>
<p>- Et finalement, une prière commune, ou une prière en commun, avec des croyants d’autres convictions est-elle <em>possible</em>? Plus encore, est-elle <em>souhaitable</em>? Si oui, comment? Si non, pourquoi?</p>
<p>La question posée est plurielle et donc <em>complexe</em>, car les réponses données sont tributaires de l’extraordinaire diversité externe et interne des Eglises (catholiques, orthodoxes, réformées, évangéliques&#8230;), des lieux (d’Assise à St-Maurice, de Genève à Lausanne, du Liban à l’Inde&#8230;), des temps, des situations, des initiateurs, des collaborations, des visées&#8230;</p>
<p>Et pendant cette journée, nous avons pu goûter à cette extraordinaire diversité.</p>
<p><strong>A. Fondements théologiques</strong></p>
<ol>
<li> Toutes les Eglises chrétiennes confessent, à la suite de Jésus de Nazareth et du peuple juif, que <em>Dieu est Un</em>, <em>unique et universel: «</em>Ecoute Israël: Yahweh notre Dieu, Yahweh un (ou seul)» <em>(</em>Deutéronome 6/4; Marc 12/29).</li>
<li> Alors que les Eglises chrétiennes peuvent <em>confesser ensemble</em> que Dieu dans sa manière d’être Un est unique (Trinité) et universel (providence à l’égard de tous les êtres), elles <em>divergent</em> dans la compréhension et l’articulation de cette unicité et de cette universalité.</li>
<li> Au nom de <em>l’universalité</em> de la Seigneurie de Dieu (Malachie 1/11; Luc 13/29-30; Actes 10/34; 1 Corinthiens 8/4-6&#8230;), manifestée par excellence dans le Christ et par son Esprit, certaines Eglises sont clairement ouvertes à reconnaître les belles choses présentes chez des croyants d’autres traditions religieuses ou convictions, voire même à prier avec eux (tout être humain reflète l’image de Dieu). Au nom de <em>l’unicité</em> de la Seigneurie de Dieu (Exode 20/3-5; Luc 12/51; Actes 4/12; 1 Corinthiens 10/20&#8230;), manifestée par excellence dans le Christ et par son Esprit, d’autres Eglises sont clairement réticentes à une telle ouverture (tout être humain distord aussi l’image de Dieu).</li>
<li> Pour le dire autrement, toutes les Eglises chrétiennes confessent, à la suite de Jésus de Nazareth et du peuple juif, que le <em>Dieu Un est amour et vérité</em>.</li>
<li> Alors que les Eglises chrétiennes peuvent <em>confesser ensemble</em> que le Dieu Un est amour (appel à la communion) et vérité (lutte contre le mensonge, l’égarement et l’erreur), elles <em>divergent</em> dans la compréhension et l’articulation de cet amour et de cette vérité.</li>
<li> Au nom de <em>l’amour</em> de Dieu manifesté en Christ (accueil de tous), certaines Eglises sont clairement ouvertes à collaborer avec des croyants d’autres traditions religieuses ou convictions, et même à se laisser profondément enrichir et interpeller par eux. Au nom de <em>la vérité</em> de Dieu manifestée en Christ (lutte contre les aveuglements et les mauvais esprits, don du salut éternel offert à la Croix), d’autres Eglises sont clairement réticentes à une telle collaboration et se méfient de toute pollution ou rétrécissement de la foi (primat d’une convivialité sur Terre au détriment d’une nécessaire réconciliation présente et future avec le Dieu trois fois saint).</li>
<li> Privilégier l’unicité peut faire perdre l’universalité et privilégier l’universalité peut faire perdre l’unicité. De même privilégier l’amour peut faire perdre la vérité et privilégier la vérité peut faire perdre l’amour. Seul un dialogue oecuménique franc et fécond peut aider les Eglises chrétiennes à rester ouvertes et fidèles à la richesse de la foi qui leur a été transmise.</li>
<li> Toutes les Eglises chrétiennes sont appelées à conjoindre dans leurs doctrines et leurs pratiques à la fois l’unicité et l’universalité, l’amour et la vérité du Dieu Un. Avec <em>joie et fierté</em>, elles attestent en tout temps et en tout lieu que Dieu s’est manifesté de manière unique en Jésus de Nazareth par l’Esprit saint. Avec <em>joie et humilité</em>, elles reconnaissent que Dieu, par son Esprit saint, agit universellement et de manières multiples pour mener tout être humain à découvrir la vie éternelle du Christ crucifié et ressuscité, créateur et rédempteur du monde.</li>
</ol>
<p><strong>B. Enjeux pratiques</strong></p>
<ol>
<li> Les Eglises chrétiennes en Occident, de par les déplacements de population, les nouveaux médias et l’individualisation du croire notamment, sont confrontées à des contextes et à des situations de plus en plus multiconvictionnels (diversité de croyances et d’incroyances&#8230;).</li>
<li>Alors que plusieurs Eglises dans certaines régions sont encore majoritaires et associées à l’Etat, la plupart des Eglises sont aujourd’hui minoritaires et le plus souvent séparées de l’Etat. Ces différences de statuts confèrent aussi des perspectives et des responsabilités particulières.</li>
<li>Quatre origines de cérémonies interconvictionnelles, au moins, peuvent être identifiées: a. celles suscitées par un <em>mouvement collectif en dehors des communautés religieuses</em> (catastrophe naturelle, drame humain, événement politique majeur&#8230;) qui appellent une réponse collective (de la part des Eglises reconnues, ou alors de toutes les communautés religieuses, ou encore de toutes les familles de convictions); b. celles suscitées par des <em>changements personnels, interpersonnels, familiaux et sociaux</em> (recherche spirituelle dans plusieurs traditions; naissances, mariages, services funèbres dans des familles multiconvictionnelles; sollicitations d’institutions -hôpitaux, prisons, écoles, EMS&#8230;- devant gérer cette pluralité ou fluidité&#8230;) c. celles suscitées par <em>une tradition religieuse particulière</em> qui souhaite y associer d’autres (hospitalité, invitation lors d’un événement significatif, demande de soutien pour une cause spécifique&#8230;) d. celles suscitées par des <em>associations spécialisées dans l’interreligieux</em> (mouvements pour la paix, projets communs pour la justice et l’environnement, approfondissements spirituels&#8230;). Chacune de ces formes de cérémonies demande une analyse et une réponse particulières.</li>
<li>Quatre formes de cérémonies interconvictionnelles, au moins, peuvent être identifiées: a. celles où des croyants de différentes traditions sont <em>ensemble pour prier ou méditer</em> (juxtaposition de textes différents dans un même lieu ou juxtaposition de lieux différents dans un même temps); b. celles où des croyants de différentes traditions <em>prient et méditent ensemble</em> (intégration commune de mêmes textes dans un même temps et lieu); c. celles où des croyants de différentes traditions sont <em>ensemble en silence</em> pour prier ou méditer; d. celles où un individu ou une communauté d’une tradition particulière intègre dans sa prière ou méditation des textes spirituels venus d’autres horizons. Chacune de ces formes de cérémonies comporte une richesse et un risque particuliers.</li>
<li>Il peut être utile encore de différencier les cérémonies <em>bilatérales</em> (à deux traditions) des cérémonies <em>multilatérales</em> (à plusieurs traditions), les cérémonies <em>choisies</em> (celles auxquelles des croyants décident de participer) des cérémonies <em>imposées</em> (celles auxquelles un croyant d’une autre tradition doit assister, cf. 2 Rois 5/18-29).</li>
<li>Le nom, le lieu, le contenu de la cérémonie, à laquelle une ou plusieurs Eglises participent, doivent être clairement mûris et choisis. Aucune appellation (prière, méditation, recueillement, temps de silence, écoute méditative de textes, célébration, cérémonie, service, offrande, commémoration, procession, pèlerinage&#8230;) ou adjectif (interreligieux, multireligieux, plurispirituel, interconvictionnel&#8230;) est univoque. Aucun lieu (cathédrale, salle communale, édifice religieux&#8230;) n’est sans portée symbolique.</li>
<li>Quelle que soit la diversité des origines et formes de cérémonies, les Eglises chrétiennes sont appelées à toujours articuler écoute et témoignage, mission et dialogue, accueil de l’autre et transmission de l’Evangile.</li>
<li>Les Eglises chrétiennes ont à se souvenir que toute ouverture à des pratiques nouvelles comporte toujours un risque de fermeture de la part de ceux de sa propre tradition qui y ont été mal préparées ou qui y sont réticentes. L’accompagnement des innovateurs devrait pastoralement toujours aller de pair, si possible, avec celui des conservateurs.</li>
</ol>
<p><strong>C.    </strong><strong>Suggestions concrètes</strong></p>
<ol>
<li>Si des Eglises chrétiennes sont initiatrices d’une cérémonie interreligieuse, elles sont invitées à se demander, et à demander, si une telle cérémonie répond à des attentes réelles de ses partenaires de dialogue, ou seulement aux siennes propres.</li>
<li>Si des Eglises chrétiennes sont initiatrices d’une cérémonie interreligieuse, elles sont invitées à signaler clairement à la fois leur identité chrétienne et leur volonté d’ouverture (par ex. «cérémonie chrétienne et multireligieuse»).</li>
<li>Si des Eglises chrétiennes sont initiatrices d’une cérémonie interreligieuse, elles sont encouragées à inviter des responsables d’Eglises réticents à de telles manifestations pour qu’ils puissent, en observateurs, faire part ensuite de leurs réflexions et critiques.</li>
<li>Les Eglises chrétiennes pourraient proposer que durant un temps particulier de l’année (par exemple, d’un jeudi à un dimanche de tel mois), chaque communauté religieuse qui le souhaite, en son propre lieu et selon ses propres modalités prie ou médite (à partir de textes suggérés) pour des sujets discernés ensemble (promotion de la justice, cessation de la persécution des minorités religieuses dans tel ou tel pays, solidarité face au malheur&#8230;).</li>
<li>Les Eglises chrétiennes pourraient proposer qu’un recueil de textes sélectionnés de différentes traditions spirituelles vienne enrichir le recueillement personnel et communautaire de ses membres.</li>
<li>Les Eglises chrétiennes, avec d’autres communautés religieuses et des personnes vivant une spiritualité laïque pourraient proposer des nouvelles formes de spiritualités communautaires pour tous (silence, rituel, objets symboliques, prières universelles, textes de sagesse&#8230;) qui puissent être intégrés dans des lieux ou des temps qui se sécularisent (écoles publiques, manifestations communales, sessions politiques&#8230;).</li>
</ol>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Quelles que soient les options et les orientations prises, il est important que les Eglises chrétiennes affinent leur discernement ensemble. L’oecuménisme nourrit l’interreligieux et l’interreligieux stimule l’oecuménisme.</p>
<p>C’est ensemble que les Eglises chrétiennes peuvent croître en fidélité et en créativité, en service et en témoignage, en amour et en vérité.</p>
<p>Et tout cela, à la gloire du Dieu Un, unique et universel.</p>
<p>Or cette gloire est révélée par excellence dans l’abaissement et l’élévation de Jésus Christ ainsi que dans le relèvement de tout être humain souffrant et meurtri.</p>
<p>*Shafique Keshavjee est pasteur de l&#8217;Eglise évangélique réformée du canton de Vaud. Spécialiste en sciences des religions.</p>
<p><strong>Autre article:</strong></p>
<p><a href="%20http://dialogueoecumenique.eerv.ch/2012/05/04/les-celebrations-interreligieuses-au-menu-d%E2%80%99une-journee-de-la-communaute-des-eglises-chretiennes-dans-le-canton-de-vaud/">Les célébrations interreligieuses au menu d&#8217;une rencontre oecuménique. Crêt-Bérard, 24.4.21012</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quel rapport entre &#171;&#160;vérité&#160;&#187; et &#171;&#160;dialogue&#160;&#187; dans les religions &#8211; Conférence annulée et reportée à une date ultérieure</title>
		<link>http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/2012/04/20/quel-rapport-entre-verite-et-dialogue-dans-les-religions/</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 13:13:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timothée Reymond</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogue interreligieux]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/2012/04/20/quel-rapport-entre-verite-et-dialogue-dans-les-religions/"><img width="104" height="150" src="http://www.dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/Image-numérisée-1-104x150.jpg" class="alignleft tfe wp-post-image" alt="Table-ronde 9 mai" title="Table-ronde 9 mai" /></a>L&#8217;Arzillier a le regret de devoir annuler la conférence/table-ronde prévue le 9 mai. Il va la reporter à une date ultérieure et vous tiendra au courant !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;Arzillier a le regret de devoir annuler la conférence/table-ronde prévue le 9 mai. Il va la reporter à une date ultérieure et vous tiendra au courant !</p>
<div></div>
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		</item>
		<item>
		<title>La place de l&#8217;animal dans les religions</title>
		<link>http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/2012/04/20/la-place-de-lanimal-dans-les-religions/</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 13:01:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timothée Reymond</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/2012/04/20/la-place-de-lanimal-dans-les-religions/"><div style=""><img width="150" src="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/Image-numérisée1-210x300.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="Conférence 25 avril" /></div></a>Conférence à trois voix à l&#8217;Auditoire du Musée de zoologie de Lausanne (Palais de Rumine).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Conférence à trois voix à l&#8217;Auditoire du Musée de zoologie de Lausanne (Palais de Rumine).</p>
<p><a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/Image-numérisée1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-20081 colorbox-20079" title="Conférence 25 avril" src="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/Image-numérisée1-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Prier dans un contexte interreligieux. Une réflexion entre chrétiens. Crêt Bérard 24 avril 2012</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 07:36:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Hoegger</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/2012/01/18/prier-dans-un-contexte-interreligieux-une-reflexion-entre-chretiens-cret-berard-24-avril-2012/"><div style=""><img width="150" src="http://dialogueoecumenique.eerv.ch/files/anglicane-en-prie%CC%80re.2-361x500.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="anglicane en prière.2" /></div></a>Lieu et date : Crêt-Bérard, mardi 24 avril 2012, 9h-17h Objectif de la journée L’objectif de la journée est d’offrir aux ministres et aux laïcs engagés de diverses Eglises une réflexion fondamentale sur la prière dans un contexte interreligieux, ainsi que de prendre connaissance de différents modèles et possibilités. Cette manière de prier pose des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a href="http://dialogueoecumenique.eerv.ch/files/anglicane-en-prie%CC%80re.2.jpg"><img class="colorbox-20071"  title="anglicane en prière.2" src="http://dialogueoecumenique.eerv.ch/files/anglicane-en-prie%CC%80re.2-361x500.jpg" alt="" width="361" height="500" /></a></em></strong></p>
<p><strong><em>Lieu et date : Crêt-Bérard, mardi 24 avril 2012, 9h-17h</em></strong></p>
<p><strong>Objectif de la journée</strong></p>
<p>L’objectif de la journée est d’offrir aux ministres et aux laïcs engagés de diverses Eglises une réflexion fondamentale sur la prière dans un contexte interreligieux, ainsi que de prendre connaissance de différents modèles et possibilités. Cette manière de prier pose des questions fondamentales à la théologie et suscite la controverse. Peut-on prier ensemble avec des croyants d’autres religions dans des situations comme la recherche de la paix, l’après catastrophe, etc ? Et si oui, comment ? Et si non, pourquoi ?</p>
<p><strong>Un document de travail</strong></p>
<p>La Commission &laquo;&nbsp;Eglises et Religions&nbsp;&raquo;, mandatée par la Communauté des Eglises chrétiennes dans le Canton de Vaud  a élaboré un document : <em>“Prier dans un contexte interreligieux”.</em> Ce document sera envoyé à chaque participant à cette journée et  sera étudié dans des ateliers, au début de l’après-midi.</p>
<p><strong>Programme</strong></p>
<p>9h Ouverture de la journée. <em>Pasteur Jean-Jacques Meylan</em>, président de la Communauté des Eglises chrétiennes  VD.</p>
<p>9h15 <strong>Regards théologiques croisés sur la prière dans un contexte interreligieux </strong>:</p>
<p><em>Hendrick Hoet</em>. Vicaire épiscopal. Anvers. Communauté de Sant’Egidio.</p>
<p><em>Jean-Claude Basset. </em>Pasteur à Genève et chargé de cours sur l&#8217;Islam et les relations interreligieuses, Université de Lausanne</p>
<p>10h15-10h45 Pause.</p>
<p><em>Christian Bibollet</em>. Responsable du Réseau évangélique suisse pour les questions relatives à l’Islam.</p>
<p><em>Viorel Ionita</em>. Prêtre de l’Eglise orthodoxe. Genève. Ex-secrétaire de la Conférence des Eglises en Europe.</p>
<p>12h15 Prière de midi suivie du repas.</p>
<p>14h <strong>Ateliers sur le document « <em>Prier dans un contexte interreligieux </em>».</strong></p>
<p>15h Pause</p>
<p>15h15 <strong>Expériences pratiques de prière dans un contexte interreligieux</strong><em>:  </em></p>
<p><em>Brigitte Gobbé (Mouvement franciscain laïc</em>) : La prière pour la paix dans l’esprit d’Assise.</p>
<p><em>Sœur Françoise (Communauté de Grandchamp</em>) : La prière dans le Dialogue interreligieux monastique.</p>
<p><em>Teny Pirri-Simonian (Eglise orthodoxe arménienne) </em>: La célébration islamo-chrétienne de l’Annonciation au Liban.</p>
<p><em>William MacComish : </em>(<em>pasteur, Eglise protestante GE</em>) : La prière suite à l’accident du vol Swissair, Cathédrale de Genève, 1998.<em> </em></p>
<p><em>Henri Chabloz (diacre, Eglise évangélique réformée VD) : </em>La prière suite au Tsunami, Cathédrale de Lausanne, 2005.</p>
<p>16h30 <strong>Enjeux et perspectives</strong> : Shafique Keshavjee, pasteur, spécialiste en théologie des religions.</p>
<p><strong>Organisation</strong>: Paulino Gonzalez, Martin Hoegger, (Conseil oecuménique des Eglises catholique et réformée VD) Timothée Reymond, Maroun Tarabay (Conseil interreligieux des Eglises catolique et réformée VD), Didier Halter (Office protestant de la formation), Mario Poloni (Centre catholique romand de formation permanente), Serge Carrel (Formation au service dans l’Eglise, Fédération romande d’Eglises évangéliques)</p>
<p><strong>Pour tout renseignement</strong>: Communauté des Eglises chrétiennes dans le canton de Vaud :  www.ceccv.ch  -  info@ceccv.ch  &#8211; 021 331 57 49 ou 079 253 83 27</p>
<p><strong>Prix de la journée</strong> : 80 Fr.- (avec repas de midi, à verser sur place)</p>
<p><strong>Inscription: envoyer à <a href="mailto:info@protestant-formation.ch">info@protestant-formation.ch</a> en indiquant votre nom, prénom, adresse postale et e-mail. </strong></p>
<p><strong><a href="http://dialogueoecumenique.eerv.ch/files/De%CC%81pliant-re%CC%81duit-prie%CC%80re-contexte-interrel.doc"> Télécharger le dépliant de cette journée</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le dialogue interreligieux au Pays des Cèdres</title>
		<link>http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/2012/01/17/le-dialogue-interreligieux-au-pays-des-cedres/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 12:53:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Hoegger</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/2012/01/17/le-dialogue-interreligieux-au-pays-des-cedres/"><div style=""><img width="150" src="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/DSC03278-500x332.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="Tripoli. Le P. Ibrahim Sarouj devant l’Eglise S. Nicolas, à côté d’une mosquée." title=" Tripoli. Le P. Ibrahim Sarouj devant l’Eglise S. Nicolas, à côté d’une mosquée." /></div></a>« Si on prétend avoir bien compris ce pays, c’est qu’on nous l’a mal expliqué » ! Ruth Flint, l’ambassadrice de Suisse au Liban, dit sa perpexité devant la vingtaine de participants au voyage de la Communauté des Eglises chrétiennes dans le Canton de Vaud, en octobre 2011. Pour se rendre compte de l’importance de la religion dans [...]]]></description>
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<div id="attachment_20074" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/DSC03278.jpg"><img class="size-large wp-image-20074 colorbox-20073" title=" Tripoli. Le P. Ibrahim Sarouj devant l’Eglise S. Nicolas, à côté d’une mosquée." src="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/DSC03278-500x332.jpg" alt="Tripoli. Le P. Ibrahim Sarouj devant l’Eglise S. Nicolas, à côté d’une mosquée." width="500" height="332" /></a><p class="wp-caption-text">Tripoli. Le P. Ibrahim Sarouj devant l’Eglise S. Nicolas, à côté d’une mosquée.</p></div>
<p><strong>« Si on prétend avoir bien compris ce pays, c’est qu’on nous l’a mal expliqué » ! <em>Ruth Flint</em>, l’ambassadrice de Suisse au Liban, dit sa perpexité devant la vingtaine de participants au voyage de la Communauté des Eglises chrétiennes dans le Canton de Vaud, en octobre 2011. Pour se rendre compte de l’importance de la religion dans ce pays, elle nous invite à voir le film « <em>Et maintenant, on va où </em>? », qui illustre bien la caractéristique fondamentale de ce pays : « c’est la communauté religieuse qui prend en charge la personne du berceau au trépas ». </strong></p>
<p>Le but de ce voyage était d’aller à la rencontre des diverses communautés du Liban, en priorité les églises chrétiennes. Mais nous avons aussi visité des lieux où se vit un intense dialogue interreligieux, soit dans les instituts de formation, soit dans des projets sociaux, soit encore dans des centres, qui à l’image de l’Arzillier, cultivent la convivialité.</p>
<p><strong><em>Les instituts de formation</em></strong></p>
<p>Nous commençons par la minorité protestante, avec le <em>Near East School of Theology</em>, un collège pour des étudiants en théologie des églises protestantes. Son doyen <em>George Sabra </em>nous explique que cet institut entretient un dialogue avec les musulmans, en particulier sur les grands sujets doctrinaux. « Ce type de dialogue est nécessaire car dans les questions sociales et quotidiennes du Liban, on touche aussi à des questions théologiques », dit-il.<em> </em></p>
<p><em>L’Arab baptist theological seminary, </em>lieu de formation des baptistes-évangéliques,<em> </em>que nous découvrons ensuite, a ouvert un <em>Institut des études du Moyen Orient</em> pour créer des ponts et de bonnes relations entre musulmans et  chrétiens. <em>Alia Abboud, </em>une enseignante, témoigne : « Pendant la guerre en 2006, nous avons accueilli beaucoup de réfugiés, après cela, des chiites nous ont demandé de leur expliquer la religion chrétienne. Ils nous ont dit : « attention les musulmans ne vous respecteront pas si vous faites des compromis ». Ils savent que nous souhaitons leur faire connaître notre foi et nous savons qu’il en est de même pour eux ». Pour elle, dialoguer n’exclut pas de partager ses convictions avec respect : « Nous ne devons pas être un réservoir ou un bidon, mais un pipeline qui transmet ».</p>
<p>Sur le campus de <em>l’université de Ballamand</em> reliée à l’Eglise grecque orthodoxe, nous sommes invités par le P. <em>Georges Massouh</em>. Dans l’élégant restaurant de l’école hôtelière un bon repas nous attend. « Cette université fréquentée par une moitié de chrétiens et une moitié de musulmans, est un laboratoire de convivialité », dit le directeur du Centre d’études islamo-chrétiennes. « Le confessionnalisme du Liban n’a produit que des conflits. Le vrai problème est la citoyenneté. Nous devons lutter pour une société civile, qui accueille toutes les communautés », ajoute-t-il.</p>
<p>A <em>Harrissa</em>, haut lieu de pèlerinage chrétien, L<em>’Institut de théologie grec-catholique, </em>nous ouvre ses portes. Son directeur <em>Georges Khawam</em> explique qu’un accent particulier est mis sur l’islamologie, afin de préparer les étudiants à travailler dans un milieu musulman. « Le système de formation est adapté à la mentalité orientale. L’influence de l’islam fait que le texte biblique est souvent considéré par les chrétiens sous la forme d’une dictée divine, comme dans la conception coranique ».</p>
<p><strong><em>Le dialogue de la vie</em></strong></p>
<p>Le dialogue se vit aussi au quotidien dans les paroisses, les mouvements, les écoles, les centres de rencontre. Il fait partie de l’identité libanaise, qui est « un message », comme l’avait dit Jean-Paul II lors de sa visite. A Tripoli, le Père <em>Georges Mousa</em> nous accueille à l’Eglise orthodoxe Saint Georges, dans le quartier du port. Devant la porte où une bombe a explosé durant la guerre, il partage sa conviction sur la nécessité d’un dialogue avec les musulmans : « nous pouvons, nous devons vivre ensemble, chrétiens et musulmans. Tout ce qui nous divise est l’œuvre de Satan. Le <em>diabolos</em>, c’est le diviseur ».</p>
<p>A travers d’étroites ruelles, nous marchons jusqu’à l’Eglise orthodoxe Saint Nicolas, où nous sommes accueillis par le Père <em>Ibrahim Sarouj</em>, avec qui nous prions l’office en trois langues : français, arabe et grec. Ce dernier a une grande connaissance de l’islam et participe régulièrement à une émission télévisée avec des théologiens musulmans. Dans toute la ville il est respecté pour sa capacité de dialogue. « Dans les relations interreligieuses, il est notre force et notre rempart », nous confie <em>Amal Dibo</em>, professeur à l’université américaine de Beyrouth et notre guide de ce jour.</p>
<div id="attachment_20075" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/DSC03804.jpg"><img class="size-medium wp-image-20075 colorbox-20073" title=" Ain Biacout. Convivialité dans l’atelier de confection. " src="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/DSC03804-300x199.jpg" alt="Ain Biacout. Convivialité dans l’atelier de confection." width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Ain Biacout. Convivialité dans l’atelier de confection.</p></div>
<p>Le quartier <em>d’Ain Biacout</em>, à Beyrouth a connu de nombreux conflits entre chiites et chrétiens. Nous visitons le projet social du mouvement des <em>Focolari</em>, qui a trois objectifs : santé, avec un centre médico-social. Travail, avec un atelier de confection :  « Chrétiennes et musulmanes s’y côtoient et apprennent à se connaître et se respecter. Elles voient qu’elles ont les mêmes problèmes, peuvent en parler autour d’un café. Elles sont aussi des antennes du quartier et peuvent en donner des nouvelles », dit la responsable. Education, avec une garderie pour enfants de 3 à 5 ans : « Après la guerre, musulmans et chrétiens se connaissaient mal. Un comité mixte a été créé pour défendre les intérêts du quartier. Malgré de nombreuses difficultés et repliements au cours des années, je peux dire que la convivialité est au premier plan. Chacun est reconnaissant du travail qui se fait maintenant », ajoute-t-elle.</p>
<p>Bien que la majorité des écoles du Liban soient confessionelles, dans les écoles publiques il y a un programme qui présente les différentes religions. En ce qui concerne la présentation du christianisme <em>Yustinos Boulos Safar,</em> évêque de l’église syro-orthodoxe de Zahlé explique que l’assemblée des évêques des différentes églises a édité un programme unifié suivi par toutes les confessions.</p>
<p><em></em><strong><em>Des lieux de dialogue. </em></strong></p>
<p>En descendant depuis les « Cèdres de Dieu » vers Saïda, nous nous arrêtons dans le village de Simkhani. Grâce aux relations amicales cultivées par les Focolari, nous sommes reçus par le cheikh <em>Samir Abore el Mouna </em>qui nous expose la doctrine druze.  Les <em>Druzes</em> se présentent comme l&#8217;une des trois branches de l&#8217;islam, à côté des Sunnites et des Chiites. « Pour nous, la valeur centrale est la <em>raison </em>qui permet à l&#8217;homme, la plus belle création de Dieu, de discerner le bien et le mal, pour constituer une morale de vie visant la paix intérieure », dit-il.</p>
<p>Le lendemain, à Saida, nous rencontrons le <em>Cercle de dialogue et de développement</em>, une ONG fondée en 2001 qui se veut laïque. Un journaliste sunnite, un shiite et un chrétien présentent ce lieu où se rassemblent des membres de ces diverses communautés et où plusieurs programmes sont proposés à des jeunes. <em>Emile Iskandar</em>, son directeur, nous explique qu’on y traite de thèmes tels que la paix, la violence, les droits humains, la place de la femme, etc… des sujets qui touchent à la vie sociale, culturelle, sur le développement. « Le religieux n’est pas abordé, car notre but est de développer la laïcité au Liban, ce qui ne veut pas dire « athéïsme », mais respect de l’autre et de ses opinions. Notre devise est :<em> </em>Rencontrons-nous, dialoguons, travaillons ensemble pour construire une société fraternelle, fière de son identité, libérée de l’ignorance, de la pauvreté et de l’intolérance <em>», </em>dit-il.</p>
<p>De retour à Beyrouth, nous avons eu le plaisir d’être reçus dans les bureaux de la Fondation <em>Adyan</em> (<em>religions</em> en arabe) par son président, le Père <em>Fadi Daou</em>, prêtre maronite. Cette fondation indépendante des églises ou religions est soutenue en partie par elles, mais surtout par diverses organisations libanaises et internationales. Budget : 400’000$ ! Depuis sa fondation en 2007, <em>Adyan</em> organise des activités dans le but d’affirmer la solidarité spirituelle entre tous les libanais et cela en identifiant les valeurs et les espaces spirituels communs sans méconnaître les différences et la richesse de la diversité.</p>
<p>« Nous ne nous contentons pas d’instaurer un dialogue qui juxtaposerait les positions religieuses, ce qui risquerait de figer les identités déjà fortes au Liban, ni de se limiter aux rencontres entre responsables religieux dans de beaux hôtels avec de belles photos. Nous créons des activités concrètes qui concernant toutes et tous. Le défi est de reconstruire les relations après les blessures profondes de la guerre de 1975-90,  d’avoir des activités communes », dit <em>F. Daou</em>. Adyan a développé des programmes dans les écoles, diffuse des films, organise des conférences, séminaires et voyages<em>. </em>Son activité nous a impressionnés par son dynamisme, sa capacité de remise en question des mentalités, la profondeur et l’honnêteté du questionnement.</p>
<p><em><strong>La surprise de l’Annonciation </strong></em></p>
<p>Au Liban, Marie la mère de Jésus-Christ est vénérée autant par les chrétiens que par les musulmans. Nous avons pu nous en rendre compte en visitant le sanctuaire</p>
<div id="attachment_20076" class="wp-caption alignright" style="width: 209px"><a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/DSC03312.jpg"><img class="size-medium wp-image-20076 colorbox-20073" title=" Notre Dame de Ballamand, une célèbre icône." src="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/DSC03312-199x300.jpg" alt="Notre Dame de Ballamand, une célèbre icône." width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Notre Dame de Ballamand, une célèbre icône.</p></div>
<p>d’Harissa, où une immense statue de la Vierge surplombe la baie de Jounieh. Chaque jour, des fidèles musulmans viennent aussi dans ce lieu pour prier. Mais c’est en rencontrant des membres du mouvement islamo-chrétien &laquo;&nbsp;<em>Darb Mariam&nbsp;&raquo;</em>  (le chemin de Marie) que nous avons pu mesurer cet attachement. <em>Thérèse Farra,</em> catholique maronite et <em>Hosn Abboud,</em> musulmane sunnite, qui a écrit une thèse sur Marie dans le Coran, nous le présentent. Par son action pratique, il cherche à promouvoir la paix entre les différentes communautés, tout d&#8217;abord parmi les participants au mouvement. Un  succès est d&#8217;avoir fait du jour de l&#8217;Annonciation (le 25 mars) une fête nationale libanaise, unique commémoration qui s&#8217;adresse à toutes les composantes confessionnelles. <em>Darb Mariam</em> s&#8217;emploie à faire prendre conscience de l&#8217;importance de cette fête. Il organise aussi des pèlerinages sur des lieux chrétiens et musulmans liés à des thèmes communs ou apparentés. Le mouvement fait appel aux valeurs mariales: écoute de l&#8217;Esprit, humilité, patience, pureté, amour. Il promeut l&#8217;étude parallèle des textes sur Marie. Dans le Coran Marie est pure, choisie entre les femmes des Mondes, mère virginale du prophète et messie Issa (Jésus) (Sourate III: La famille de &#8216;Imran, vers. 42-48 ainsi que XIX: Marie, vers. 16-22). Ces textes sont proches de ce que dit l’évangile de Luc (Luc 1/26-38).</p>
<p align="center">*****</p>
<p>« Il faut encourager le dialogue. C’est ce que le gouvernement suisse recherche constamment dans ses relations avec les autres pays », nous a dit l’ambassadrice <em>Ruth Flint</em>. A la fin de la soirée que nous avons passé avec elle, cette conviction a été partagée par nos amis libanais, qui y participaient. <em>Robert Chelhod, </em>un des responsables du mouvement des<em> Focolari </em>au Liban, nous confie : « La seule solution pour le Moyen-Orient est un vrai dialogue des religions. Si on n’arrive pas à construire des ponts, il n’y a pas de futur ». Je pense que ce défi est aussi celui des pays européens. A travers ces quelques visites, nous avons découvert des réalités de dialogue très vivantes et avons compris qu’elles sont vitales pour l’avenir de ce pays. Nous avons été encouragés, nous aussi, à considérer l’importance du dialogue.</p>
<p><em>Martin Hoegger </em></p>
</div>
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		<title>SEMAINE DES RELIGIONS &#8211; 5-13 novembre 2011</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 08:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timothée Reymond</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogue interreligieux]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la cinquième année consécutive, la Semaine des Religions va permettre la rencontre et la connaissance mutuelle entre des croyants de différentes traditions. Dans le Canton de Vaud, l&#8217;Arzillier vous propose tout un programme de portes ouvertes, de fêtes et de découverte. Alors, n&#8217;hésitez pas !!! Tout le programme : SdR2011-Programme]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la cinquième année consécutive, la Semaine des Religions va permettre la rencontre et la connaissance mutuelle entre des croyants de différentes traditions. Dans le Canton de Vaud, l&#8217;Arzillier vous propose tout un programme de portes ouvertes, de fêtes et de découverte. Alors, n&#8217;hésitez pas !!! Tout le programme : <a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/SeRel2011-FlyerVersoCorr.pdf">SdR2011-Programme</a></p>
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		<title>Visitez le site arzillier.ch !!!</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 14:33:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Timothée Reymond</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous vous interrogez sur les religions ? Vous souhaitez entrer en dialogue avec d&#8217;autres croyants ? Vous avez besoin d&#8217;informations sur telle ou telle tradition religieuse ? Alors cliquez sur le site arzillier.ch !!!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous vous interrogez sur les religions ? Vous souhaitez entrer en dialogue avec d&#8217;autres croyants ? Vous avez besoin d&#8217;informations sur telle ou telle tradition religieuse ? Alors cliquez sur le site <a href="http://www.arzillier.ch">arzillier.ch</a> !!!</p>
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		<title>Expérience spirituelle et dialogue interreligieux.</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2011 21:13:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Hoegger</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/2011/04/06/experience-spirituelle-et-dialogue-interreligieux/"><div style=""><img width="150" src="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/2011/04/201103-Dialogue-spirituel-500x432.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title=" Abdellaoui Allaoui, Helmut Gassner et Sœur Françoise,  devant le tableau de la Maison de l’Arzillier. " /></div></a>Le dialogue interreligieux connait diverses formes &#8211; de la vie, théologique, académique, pratique. Mais on parle peu du dialogue spirituel. Le 24 mars 2011, une soirée à la Maison de l’Arzillier a permis un échange entre trois religieux engagés dans ce dialogue. Timothée Reymond, président du comité de l’Arzillier, donne en introduction quelques éléments historiques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em> </em></p>
<div id="attachment_20051" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/2011/04/201103-Dialogue-spirituel.jpg"><img class="size-large wp-image-20051 colorbox-20050" title=" Abdellaoui Allaoui, Helmut Gassner et Sœur Françoise,  devant le tableau de la Maison de l’Arzillier. " src="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/2011/04/201103-Dialogue-spirituel-500x432.jpg" alt="" width="500" height="432" /></a><p class="wp-caption-text">Abdellaoui Allaoui, Helmut Gassner et Sœur Françoise,  devant le tableau de la Maison de l’Arzillier. </p></div>
<p><strong>Le dialogue interreligieux connait diverses formes &#8211; de la vie, théologique, académique, pratique. Mais on parle peu du dialogue spirituel. Le 24 mars 2011, une soirée à la Maison de l’Arzillier a permis un échange entre trois religieux engagés dans ce dialogue. </strong></p>
<p><em>Timothée Reymond</em>, président du comité de l’Arzillier, donne en introduction quelques éléments historiques sur ce dialogue. Dans la mouvance de la création de monastères bénédictins dans les pays asiatiques et africains, un secrétariat d’aide à l’implantation monastique fut créé dans les années 60, par le Vatican. En 1968, une rencontre à Bangkok fit prendre conscience de la nécessité du dialogue avec des moines d’autres traditions. Des moines chrétiens et non-chrétiens se rencontrèrent pour la première fois à Bangalore (Inde) en 1973.</p>
<p><strong>Le DIM, « dialogue interreligieux monastique » </strong></p>
<p>Le DIM, une association regroupant des religieux de différents ordres catholiques, fut alors créé. L’originalité du groupe DIM en Suisse romande, né sous l’impulsion du chanoine <em>Simon-Vermot</em>, de l’Abbaye de Saint Maurice, est d’être d’emblée œcuménique. En effet, il rassemble aussi quelques prêtres et pasteurs (qui ont une sensibilité monastique) et une sœur de la communauté de Grandchamp.</p>
<p>Le DIM réunit d’abord des chrétiens qui réfléchissent sur leur expérience suite à des contacts avec des moines d’autres religions. « Ce dialogue intra-religieux, à l’intérieur de ma propre tradition est très nécessaire, car un moine d’une autre tradition m’interroge sur ma propre foi », dit le pasteur <em>Reymond</em>.  Pour certaines rencontres, des personnes d’autres religions sont invitées, en particulier les moines tibétains du monastère du Mont-Pèlerin et la confrérie soufie <em>Alâwiyya</em><em>.</em> Le groupe se rencontre deux fois par année, toujours dans des monastères</p>
<p>La soirée à l’Arzillier a réuni trois personnes reliées au DIM, qui pratiquent ce dialogue depuis de nombreuses années et se connaissent bien.  <em>Sœur Françoise, </em>de la communauté de Grandchamp (Neuchâtel), ouvre le débat : « Le dialogue interreligieux commence d’abord dans notre cœur ». Pour ne pas séparer la forme du fond, elle invite à quelques minutes de prière silencieuse pour nous situer devant Dieu, chacun dans sa propre tradition.  Puis elle répond aux questions de l’animateur de la soirée, le Père Maroun Tarabay, membre du comité de l’Arzillier ainsi que du DIM.</p>
<p><strong>Avoir confiance en ses propres racines pour s’ouvrir à l’autre. </strong></p>
<p>En quoi consiste le dialogue spirituel en comparaison avec d’autres formes de dialogue ? <em>S. Françoise</em> estime qu’il est d’ordre plus pratique, mais il ne faut pas l’opposer aux autres formes de dialogue. Il s’inscrit dans une quête de l’Absolu et suppose à la base le respect, une curiosité de la religion de l’autre et un chemin d’amitié. Elle pense, toutefois, que le mot dialogue est inadéquat, il faudrait le remplacer par la notion de partage.</p>
<p>« Des partages souvent autant passionnés que passionnants. Je me souviens de discussions jusqu’à deux heures du matin avec des femmes juives, dans notre fraternité de Grandchamp. Nous n’avions pas vu le temps passer. Chacune était bien enracinée dans sa propre tradition, mais aussi ouverte à l’autre, c’est la condition d’un partage fécond», se souvient <em>S. Françoise. </em></p>
<p>Membre d’une communauté très engagée dans la réconciliation, <em>S. Françoise</em> affirme que les chemins du dialogue doivent passer par la réconciliation, par des pardons à demander et à donner. Sa confiance, elle la trouve dans son regard sur le Christ : « Jésus ouvre nos cœurs à un amour inconditionnel, oblatif, qui se donne. Il n’exclut personne ». Ses racines spirituelles l’encouragent à faire le pas de la rencontre pour accueillir les richesses des autres et assister à leur prière. Mais cela demande beaucoup de temps, d’humilité et de patience.</p>
<p><strong>Dialoguer pour se faire des amis.</strong></p>
<p><em>Helmut Gassner</em>, moine de la communauté tibétaine du Mont Pèlerin est assistant du directeur de ce centre de rayonnement du bouddhisme tibétain. Il se souvient que son fondateur a souvent rencontré des moines chrétiens, en particulier à l’abbaye de Saint Maurice. En parlant de dialogue spirituel, il estime qu’il faut d’abord se demander ce qu’est la vie spirituelle. Celle-ci, en contraste avec la vie de tous les jours, cherche une existence qui va au-delà de ce que nous connaissons.</p>
<p>Une personne spirituelle est quelqu’un qui a compris cela, et qui, par conséquent, veut changer le comportement de son esprit. Le dialogue spirituel est basé sur de telles fondations : « Il refuse la concurrence, où on voit l’autre comme un ennemi. On oublie alors que celui-ci est aussi un être humain, qui cherche la même chose. Il faut donc l’accueillir et l’écouter. Ecouter les expériences spirituelles de l’autre est la manière la plus efficace pour découvrir la richesse de ses traditions. Il devient alors un ami, non plus un ennemi», précise <em>H. Gassner. </em></p>
<p>Quel est le grand apport du bouddhisme au dialogue ? « Dans notre société, on veut devenir toujours plus indépendant. Dans le bouddhisme on découvre qu’on ne l’est jamais. On est toujours dépendant des autres. Prendre conscience qu’on est redevable envers eux développe la gratitude. C’est une manière de parler du cœur du bouddhisme : la compassion envers les autres, leur souhaiter du bien. Mais cet élément est aussi présent dans les autres religions », conclut le moine.</p>
<p><strong>Un regard sur l’Essentiel en chacun.</strong></p>
<p><em>Abdellaoui Allaoui</em>, membre de la Confrérie soufie <em>Alâwiyya</em><em>,</em> se présente comme « un humble cheminant dans la voie du dialogue. Sur ce chemin, je dois toujours construire avec l’autre, jamais contre lui. Mon cœur bat à chaque instant pour le dialogue ». Selon le soufisme, chacun est un chemin, c’est pourquoi il faut respecter les diverses traditions et leurs sensibilités. « Ce qui compte, c’est l’ici et maintenant, le temps qui nous est donné. Dans l’instant présent il faut porter son regard sur l’Essentiel qui habite chacun. Celui qui jette un regard méprisant sur l’autre se vide de cet Essentiel ».</p>
<p><em>Christian de Chergé</em> l’avait invité au monastère de Thibirine, où il a goûté à la prière des moines cisterciens, assassinés peu après. La prière préférée <em>d’A. Alaoui</em> est : « Mon Dieu tu es la paix, de toi vient la paix, vers toi retourne la paix. Accorde nous la paix spirituelle ». Pour lui, assister à la prière de l’autre est un espace à laisser à Dieu pour qu’il crée du nouveau entre nous.</p>
<p>Le dialogue est une nécessité vitale pour lui. S’il n’y a pas de dialogue il n’y a pas de vie. Mais ne peuvent dialoguer que ceux qui sont profondément enracinés dans leur tradition : « l’autre devient mon révélateur et réciproquement. Avant l’ère de la photographie numérique, on plongeait le négatif dans un révélateur afin qu’il se transforme en positif. Si mon frère d’une autre tradition est mon révélateur, je dois me plonger en lui pour pouvoir me révéler à moi-même ».</p>
<p>Une riche soirée qui a rassemblé une soixantaine de personnes dans cette belle maison du dialogue et qui a stimulé le goût de la rencontre. Laissons les dernières lignes à <em>S. Françoise</em> : « Le partage spirituel  est une entrée dans la beauté plurielle du divin,  une expérience de beauté, qui nous restitue la fraîcheur du matin du monde ».</p>
<p><a href="http://dialogueoecumenique.eerv.ch/contacts/">Martin Hoegger </a></p>
<p><strong><a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/2011/04/Dialogue-spirituel-S.-Françoise-Grandchamp.pdf"> Conférence de Sœur Françoise, de Grandchamp. </a> </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.dimmid.org/" target="_blank">Le DIM, « dialogue interreligieux monastique » </a></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.grandchamp.org/" target="_blank">Communauté de Grandchamp </a></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.rabten.at/eventsSwiss_fr.htm" target="_blank">Centre tibétain du Mont Pèlerin </a></strong></p>
<p><strong><a href=" http://www.aisa-suisse.ch/accueil.html" target="_blank">Confrérie soufie <em>Alâwiyya </em><em> </em></a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Lionel Elkaïm installé comme rabbin de la Communauté israélite de Lausanne et du Canton de Vaud.</title>
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		<pubDate>Sun, 30 May 2010 19:07:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Hoegger</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/2010/05/30/lionel-elkaim-installe-comme-rabbin-de-la-communaute-israelite-de-lausanne-et-du-canton-de-vaud/"><div style=""><img width="150" src="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/2011/01/Lionel-Elkaïm-installation-30-ma0i-2010-300x250.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="" title="" /></div></a>Dans la synagogue bien remplie de Lausanne, Antoine David, président de la Communauté israélite a installé Lionel Elkaïm comme rabbin. Ce dernier n’est pas un nouveau venu, puisqu’il est enseignant depuis 24 ans dans la communauté. Rappelant la lourde responsabilité que doit porter un rabbin, A. David  a souligné les qualités de L. Elkaim, en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_20046" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><strong><a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/2011/01/Lionel-Elkaïm-installation-30-ma0i-2010.jpg"><img class="size-medium wp-image-20046 colorbox-20045" src="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/files/2011/01/Lionel-Elkaïm-installation-30-ma0i-2010-300x250.jpg" alt="" width="300" height="250" /></a></strong><p class="wp-caption-text">Le rabbin Lionel Elkaïm dans la synagogue de Lausanne.</p></div>
<p>Dans la synagogue bien remplie de Lausanne, Antoine David, président de la Communauté israélite a installé Lionel Elkaïm comme rabbin. Ce dernier n’est pas un nouveau venu, puisqu’il est enseignant depuis 24 ans dans la communauté. Rappelant la lourde responsabilité que doit porter un rabbin, A. David  a souligné les qualités de L. Elkaim, en l’invitant à « prendre soin de sa communauté comme on le ferait pour une fiancée, ou une vieille dame ». « Toute la communauté compte sur vous pour travailler à son union, son harmonie et son élévation spirituelle », a-t-il ajouté.</p>
<p>Puis, de manière très plaisante, quelques jeunes de la communauté ont proposé un <em>acrostiche</em> sur les qualités d’un rabbin. Il vaut la peine de le rapporter :</p>
<p><strong>R</strong> comme réponse, car le rabbin est celui qui doit répondre à de nombreuses questions.</p>
<p><strong>A</strong> comme animation, car le rabbin l’âme de la communauté, a un rôle social.</p>
<p><strong>B</strong> comme boulot : les cours, les offices, les conseils, les mariages, les enterrements, les personnes à visiter, etc&#8230;</p>
<p><strong>B</strong> comme berger, le rabbin est le guide et le représentant de la communauté.</p>
<p><strong>I</strong> comme instruire, il transmet la Torah par la parole et le comportement.</p>
<p><strong>N</strong> comme nager : il faut du doigté, du cœur, de la tolérance et du sourire pour « nager » entre les différentes sensibilités de la communauté.</p>
<p>On suivi deux allocutions par les maîtres de L. Elkaïm entrecoupées par des intermèdes de luth et des chants d’enfants. Le Grand Rabbin Abraham Weingart, de Jérusalem, a insisté sur le fait que le rôle du rabbin est de vivre d’abord la Torah par la bonté, la générosité et l’hospitalité avant de l’enseigner : « Ce n’est qu’en connaissant un Dieu de bonté que nous pouvons faire sa volonté qui parfois nous dépasse ». Le rabbin Shaoul David Botschko, ancien montreusien et aujourd’hui directeur d’une Yeshiva en Israël, a appelé le nouveau rabbin à être un ouvrier d’unité, en allant à la rencontre des autres, particulièrement des plus éloignés dans la communauté, en faisant le premier pas et en « poursuivant sans cesse la paix », comme le dit l’Ecriture.</p>
<p>Dans son intervention, L. Elkaïm a déclaré qu’il désire être non seulement le rabbin de la communauté, mais aussi le « rabbin de chacun » :  « Accompagner chacun dans les moments de tristesse comme de joie pour insuffler ce qui nous tient le plus à cœur, l’amour et la grande lumière de la Torah ». Il s’est aussi engagé à favoriser le dialogue interreligieux dans un climat d’ouverture et d’amour, étant lui-même actif dans ce domaine.</p>
<p>Plusieurs personnalités de la vie publique et religieuse du Canton ont félicité le rabbin Elkaïm à la fin de cette belle cérémonie, qui a fait toucher du doigt le cœur la foi juive. Parmi elles, signalons le chancelier du Conseil d’Etat, Vincent Grandjean, le municipal lausannois Oscar Tosato, Mme la pasteur Line Dépraz, conseillère synodale de l’Eglise évangélique réformée, Mgr Jean-Robert Allaz, vicaire épiscopal, Mme Hillary Waardenburg, vice-présidente de l’Association de l’Arzillier (pour le dialogue interreligieux) et de la Communauté des Eglises chrétiennes dans le canton de Vaud. Cette amicale présence met en évidence les bonnes relations de la communauté israélite avec la Cité et avec les autres communautés religieuses. Des relations qui ont pris une forme nouvelle depuis quelques années, par le statut de reconnaissance d’intérêt public que la Communauté israélite a reçu de la part de l’Etat de Vaud.</p>
<p><a href="http://dialogueoecumenique.eerv.ch/contacts/"><em>Martin Hoegger.</em></a></p>
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		<title>Transmettre la foi</title>
		<link>http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/2010/03/25/transmettre-la-foi/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Mar 2010 18:50:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Hoegger</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://dialogueinterreligieux.eerv.ch/2010/03/25/transmettre-la-foi/"><div style=""><img width="150" src="images/stories/eerv/autressecteurs/diaoecumenique/arzillier_2010_24_mars.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="arzillier_2010_24_mars.jpg" title="" /></div></a>Des croyants de différentes religions témoignent comment leur foi se transmet, à l’Arzillier. De gauche à droite les conférenciers de la soirée arzillienne : Eric Ackermann, Hani Ramadan, Luzia Wehrle, Gerhard Dahmen, Martin Hoegger (animateur) Dans chaque religion, le thème de la transmission de la foi est essentiel. Le 24 mars dernier, une riche soirée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<h4>Des croyants de différentes religions témoignent comment leur foi se transmet, à l’Arzillier.</h4>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="colorbox-20038"  src="images/stories/eerv/autressecteurs/diaoecumenique/arzillier_2010_24_mars.jpg" alt="arzillier_2010_24_mars.jpg" width="467" height="351" /></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>De gauche à droite les conférenciers de la soirée arzillienne : Eric Ackermann, Hani Ramadan, Luzia Wehrle, Gerhard Dahmen, Martin Hoegger (animateur)</p>
<p>Dans chaque religion, le thème de la transmission de la foi est essentiel. Le 24 mars dernier, une riche soirée à l’Arzillier, avec un public nombreux, a permis de découvrir comment cet aspect est vécu dans diverses traditions. Avec des orateurs qualifiés. Pourquoi la transmission de la foi est-elle importante dans leur tradition ? Quel est l’aspect de leur foi qu’ils ont le plus envie de communiquer ? Quelles sont les difficultés qu’ils rencontrent dans notre société sécularisée et comment les surmontent-ils ? Que pouvons-nous transmettre ensemble ?</p>
<p>Pour Eric Ackermann, ministre officiant à la <a href="http://www.schenk-photos.ch/GENEVA_1/Synagogue.html" target="_blank">grande synagogue de Genève</a> , le peuple juif a transmis sa foi à travers l’écoute de la Parole de Dieu. Le souvenir de Dieu est fondamental, en particulier son intervention dans l’histoire, en délivrant son peuple d’Egypte. Le souvenir nous différencie et nous construit dans un vivre ensemble ; il n’est pas du passéisme, mais nous oriente vers le futur : « Il n’y a de souvenir que pour le monde qui vient », dit un rabbin, père du &#8216;Hassidisme. Toutes les fêtes que l’on commémore sont ordonnées pour nous projeter et construire le monde.<br />
 Il y a une différence entre être pratiquant et être religieux, précise E. Ackermann. Le religieux est celui qui estime que quelque chose le dépasse (sens du mot « religion »), et cette conscience ne se détermine qu&#8217;à travers la reconnaissance du visage de l’autre, preuve de l&#8217;existence de Dieu. « Si le philosophe Comte Sponville a pu écrire « la vérité c’est que nous ne savons pas, » moi, ce que je sais, c’est que l’autre existe, je dois composer avec lui et les commandements divins me conduisent vers lui et m’extraient du repliement sur moi-même ».<br />
 Aujourd’hui, on est plus dans le « zapping » que dans l’appartenance. Les ancrages identitaires changent ; tout circule et est éclaté. Ce qui reste fondamental, c’est de poser des questions. D&#8217;ailleurs, l’essentiel de la soirée de la fête de Pâque sont les questions que les enfants posent. Les questions provoquent des changements. « Quand je parle de la foi avec mes enfants, je pose davantage de questions que je donne de réponses », témoigne-t-il.<br />
 Ce qui est fondamental est de poser la question : « Où est l’homme ? » Ce qui nous rassemble, c’est notre humanité commune. « Le Talmud nous rappelle que dans le monde futur, Dieu ne me demandera pas si j’ai été Moïse, mais si j’ai été Eric », conclut E. Ackermann.</p>
<p>Luzia Wehrle, membre du <a href="http://www.fokolar-bewegung.ch/index.php?id=63" target="_blank">mouvement des Focolari</a> , parle de son expérience de croyante : « La foi me donne paix et sérénité. J’ai reçu quelque chose de beau que j’ai envie de transmettre, même dans la douleur. Dans ma jeunesse, j’étais révoltée contre la religion. Mais en voyant mon frère devenir serviable, après avoir fait une expérience de foi, cela m’a conduit à réfléchir et m’a ouvert à la foi ».<br />
 « En tant que chrétienne, je me tourne vers Jésus, dont le testament est une prière : « que tous soient un » ! C’est pour moi le plus important à transmettre : Dieu aime chacun et il veut que nous aimions chacun. L’amour suscite la présence de Dieu ; cela m’engage aussi à le vivre. A travers mes rencontres, des frères et sœurs juifs et musulmans m’ont souvent redonné la passion de la foi ».<br />
 En tant que chrétienne elle sait que Jésus a aussi rencontré des difficultés, des oppositions – il les a surmontées en pardonnant, en écoutant, en donnant confiance au prochain, en prenant sur lui les souffrances de l’autre jusqu’à aller sur la croix. Aujourd’hui, ce ne sont pas les paroles mais le témoignage qui est efficace. Les personnes refusent les paroles, les théories – donc le témoignage par les faits, par l’amour prend tout son relief. C’est une chance pour devoir être plus vrai, plus cohérent.<br />
 Que pouvons-nous transmettre ensemble ? La règle d’or qui est contenue dans toutes les religions. « Si nous la vivons, cela conduit à la fraternité, ajoute L. Wehrle. Or celle-ci existe déjà entre nous et Dieu en est l’auteur. Je m’abandonne à lui ; il n’a pas besoin de notre perfection, mais je peux lui donner ma faiblesse. L’important est de commencer, même si cela est modeste ».</p>
<p>Hani Ramadan, directeur du <a href="http://www.cige.org/cige/" target="_blank">Centre Islamique de Genève</a> , estime que le thème de la foi est le plus important pour ceux qui croient. Pourquoi est-il important de transmettre la foi ? Parce qu’elle donne sens à la vie. Le problème actuel de l’humanité est l’absence de lien avec Dieu. Or nous ne pouvons nous en passer. L’humanité ne peut se suffire à elle-même ; elle a besoin des messagers de Dieu. « C’est dans le rappel de Dieu que les coeurs se tranquillisent », dit le Coran. « Le lien avec Dieu me donne la paix intérieure », témoigne H. Ramadan.<br />
 Le point le plus important à transmettre, c’est le Tawhid : Dieu est unique (« il n’y a pas de dieu sinon Dieu »). Le message fondamental est la libération de toute forme d’idolâtrie. Dieu nous a donné la vie matérielle, mais la part la plus importante de notre vie, c’est d’aimer Dieu de tout notre cœur. Puis, il faut considérer que nous sommes tous frères et sœurs en humanité. Qu’il y a entre tous un lien, pour que nous nous « entreconnaissions », comme dit le Coran.<br />
 « La prière rythme ma vie cinq fois par jour. C’est pour moi l’essentiel. Mais notre monde sécularisé a organisé l’humanité sans Dieu. Il y a alors forcément un frottement, c’est la première difficulté ». Et puis il y a l’islamophobie, qui reste dans la superficialité et ne cherche pas à comprendre l’Islam en profondeur. L’émotion a plus de poids que la réflexion, laquelle est nécessaire, de même la rencontre entre croyants de diverses traditions comme on le fait ce soir.</p>
<p>Gerhard Dahmen, membre de la <a href="//www.bahai.ch/francais/main_swiss001.html" target="_blank">communauté bahaïe</a> , pense que la religion est la lumière qui peut illuminer l’humanité, mais cette lumière ne brille pas fortement actuellement en Occident. Pourtant elle est la seule qui apporte la sérénité. Baha’ullah disait : « La religion est la lumière du monde. Le bonheur résulte de l’obéissance des hommes aux saints livres ». A travers les âges, Dieu renouvelle son message à travers des guides, dont la tâche est de transmettre la Parole divine. Leur message comporte deux aspects : Dieu est amour et il attend quelque chose en retour, à savoir « chercher son bon plaisir », en suivant ses commandements. L’aspect le plus important pour un bahaï est qu’à diverses époques, Dieu s’est manifesté à travers ses messages ; les écrits de Baha’ullah sont un nouveau chapitre de l’histoire qui permettent à l’individu de trouver la sérénité.<br />
 «Moi-même, je suis devenu bahaï à l’âge adulte, confie G. Dahmen. La recherche indépendante et personnelle de la vérité est un point fondamental de ma religion. Personne ne peut faire l’acte de foi à ma place. La vérité est une ; pour la trouver, je dois renoncer à mes préjugés. Il est donc essentiel d’avoir l’esprit ouvert et réceptif. Le fait de prétendre que je posséderais la vérité et que les autres sont dans l’erreur est le plus grand obstacle pour arriver à la vérité. « Soyez libres de préjugés et ainsi vous verrez briller le soleil de la vérité », disait Baha’ullah ». Que pouvons-nous transmettre ensemble ? Avant tout de redonner à la religion la place importante qui lui revient. Elle est comme un jardin, dont la beauté vient de la diversité des fleurs de différentes couleurs.</p>
<p>La soirée s’est achevée par un temps de questions. Elle a été conclue par une invitation à la fraternité. La paix que donne la foi et dont chaque orateur a parlé a imprégné ce temps particulier, qui a touché plusieurs personnes, comme en témoignent les nombreuses impressions que nous avons reçu.</p>
<p><a href="http://dialogueoecumenique.eerv.ch/contacts/">Martin Hoegger,</a> membre chrétien du comité de l’Arzillier.</p>
<table style="width: 734px; height: 410px;" border="0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="colorbox-20038"  src="images/stories/eerv/autressecteurs/diainterreligieux/benn_transmettre.jpg" alt="benn_transmettre.jpg" width="256" height="366" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tableau du peintre Benn, illustrant la parole du Psaume 78,6  « Afin<br />
 que de génération en génération on sache, et que la dernière génération<br />
 à qui il naîtra des enfants raconte à ses enfants ».</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
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